2012: l’année des voeux qui se réalisent…

1 01 2012

Il est des années particulières et rares où les voeux peuvent vraiment se réaliser. L’année 2012 est de celles-ci. Nous sommes en effet des dizaines de millions dans le pays à souhaiter avec force la victoire de la gauche aux mois de mai et juin prochains, d’abord à la présidentielle et tout de suite après aux législatives. C’est en quelque sorte le grand voeux collectif formé par les Français qui attendent que nous, Socialistes, avec nos partenaires de gauche, engagions réellement le changement politique profond dont la France, mais aussi l’Europe et la marche du monde ont besoin.

 Mais si pour une fois la réalisation du voeu est aisée (il suffira pour chacun d’entre nous d’exercer son droit de vote), sa finalité mérite qu’on y regarde de plus près. Car la question qui se pose en réalité n’est pas tant de changer de Président et de majorité que de savoir à quoi servira vraiment ce changement, et comment il modifiera concrètement les conditions de vie et les perspectives d’avenir de nos concitoyens.

 Disons d’emblée qu’aucune transformation en profondeur de la société ne pourra être obtenue sans que nous commencions par prendre en main les outils nécessaires à ce chantier. Nous devrons ainsi préalablement à toute autre chose reprendre le pouvoir donné par la droite depuis toujours aux forces de l’argent contre les peuples.

Nous devrons agir contre l’idée dominante -et fausse- que ce sont les marchés qui font l’économie. Les marchés ne sont concernés que par eux même et l’enrichissement indécent de la petite poignée d’anonymes qui en tirent les profits exclusifs.

Nous devrons rompre aussi avec ce vieux réflexe qui voudrait que l’austérité, c’est à dire l’appauvrissement des peuples et la régression généralisée, soit la seule façon de sortir de la crise. Nous savons au contraire qu’elle l’aggrave puisque l’année 2012 s’annonce d’ores et déjà comme celle de la plus grande récession jamais connue depuis les années 30, en France comme dans le reste du monde. Chez nous, le résultat de ces politiques aveugles se traduit par l’explosion du nombre de chômeurs – un million de plus en 5 ans- l’effondrement du pouvoir d’achat des ménages, l’impossibilité pour beaucoup de se soigner, de se nourrir correctement, de se loger, de s’habiller même…Voilà le premier enjeu de 2012.

Si nous nous contentons de gérer la crise, ou d’accompagner la rigueur, nous n’apporterons pas les solutions que les Français appellent si fort de leur « voeu » pour cette année, qu’ils veulent certes « nouvelle », mais « nouvelle » à tous les sens du terme.

La question qui se pose n’est pas de savoir s’il faut sauter pas. L’immense majorité le souhaite. La question, c’est comment sauter le pas ? Comment, sans déranger le confort des habitudes de pensée, envisager le monde autrement, avec une autre grille de lecture, des valeurs nouvelles ? Comment, avec quels outils politiques et économiques, substituer justice, partage, solidarité, ouverture à l’exaltation de l’égoïsme; de l’esprit de possession, de repli sur soi et de mise en compétition systématique des uns envers les autres distillés par la droite depuis toujours ?

 Les élections de 2012 arrivent dans un contexte historique très particulier: celui de l’échec constaté et de la fin prouvée à la face du monde et des Peuples de l’organisation de la société fondée exclusivement sur la dynamique du profit et de l’égoïsme.

 Ce contexte nous donne, à nous qui allons être en situation d’exercer le pouvoir, une responsabilité historique très importante, avec deux grands choix possible, que le débat des élections va nous donner l’occasion de trancher: Allons-nous oeuvrer pour tenter une énième fois de sauver le système, en le rendant éventuellement plus supportable si c’est possible, ou allons-nous travailler à la construction de cette société nouvelle que tant d’humains appellent de leur voeu, et que nous devons entendre ?

 Un candidat à la Présidentielle qui se situe à la gauche du PS a déclaré récemment que le bonheur était « une idée neuve en politique ». Je crois de mon côté qu’elle en est au contraire la plus ancienne, l’idée originelle, et finalement la seule qui vaille d’être défendue. Cette idée du bonheur, dont d’ailleurs la déclaration des droits de l’homme de 1793 avait fait son article premier, avait simplement été oubliée, diluée dans les individualismes et les pseudo-efficacités. Comme avait été oublié, dans le grand cirque des jeux de pouvoir, qu’aucun de nos combats n’aurait de sens s’il oubliait de placer « l’humain d’abord » au coeur de tous ses buts.

Royennes, Royens, chers amis et chers camarades, Christine, Jacques, je vous souhaite une bonne et heureuse année 2012.Qu’elle soit victorieuse pour la gauche et la construction de notre idéal.

 Olivier Spinelli, Secrétaire de la section PS du Grand Roye.


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2 réponses

1 01 2012
daniel

On compte sur toi Olivier pour réaliser ces voeux en 2012 et pour battre la droite aux législative. Tu es un vrai homme de gauche et je sais que tu ne lachera pas notre “ideal” comme tu dis.
Amitiés socialistes,
Daniel.

2 01 2012
Machuelle Jean-Raymond

Gagner les combats de 2012 et mettre l’humain en avant dans toutes nos décisions, l’humain avant tout le reste, je suis d’accord avec toi Olivier, comme, je pense, tout socialiste et humaniste qui se respecte.

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